Cathédrales, Abbayes, Châteaux, Ponts…

Don Robert autoportrait à échelle (en arrière plan), aquarelle de 1939, à Raucourt en Lorraine. Ce nuancier de gris lui donne un air mélancolique, reflet sans doute de la période. Il est alors mobilisé. Incisif, les traits cernés finement, il est traité à la manière de Jean Cocteau. Photo © François Collombet.

A quelques kilomètres de son abbaye bénédictine d’En Calcat dans le Tarn, le maître de la tapisserie contemporaine possède depuis 2015, le plus beau musée qu’on puisse imaginer : l’Abbaye-école de Sorèze dont les immenses espaces et ses larges murs protègent cette collection unique de la lumière pour mieux l’exposer au regard des visiteurs. Une scénographie toute en limpidité conçue par l’architecte italienne Suzanna Ferrini pour découvrir deux cents œuvres et documents de cet incroyable artiste que fut Dom Robert (dont des dizaines de carnets de croquis et des dessins libres destinés à la préparation des cartons de tapisseries). Ici, on part des dessins jusqu’aux tapisseries (dont trente-cinq tapisseries de Dom Robert) en passant par les cartons et le savoir-faire des lissiers d’ateliers prestigieux à Aubusson. Ce peintre cartonnier a puisé ses sources d’inspiration en arpentant cahier de croquis à la main, son environnement le plus proche, la Montagne Noire. Ainsi, a-t-il dessiné Mille-fleurs*, cette thématique de la prairie fleurie peuplée d’animaux qui signe son œuvre.

*Il reprend la tradition du mille-fleurs qui constituait le fond de la tapisserie médiévale.

Tapisserie “Mille-fleurs sauvages” dont le carton date de 1961. C’est une tapisserie de basse lisse, laine et coton venant de l’Atelier La Beauze à Aubusson en 1999. Ici le thème de la prairie fleurie cher à Dom Robert. Elle est peuplée d’animaux de basse-cour. Le tapis de mille-fleurs qui, dans la tapisserie médiévale constituait le fond d’une scène animée de personnages et d’animaux, rivalise ici avec les volailles, sans aucun rapport d’échelle réaliste. Photo © François Collombet.

* La collection a été constituée dès 1997 par la communauté Saint-Benoît d’En Calcat. En 2014, elle la donnait au Syndicat mixte de l’Abbaye école de Sorèze. Ce fut le premier fond du musée comportant les trente-cinq tapisseries d’artistes contemporains de Dom Robert et les archives de l’atelier Goubely.

Entrée du musée Dom Robert à Sorèze. Le musée est intégré au site « Cité de Sorèze » géré par le Syndicat mixte de l’Abbaye-école de Sorèze qui propose également un parcours de visite autour de l’histoire du collège, au XIXe siècle. Photo © François Collombet
L’Abbaye-école, c’est 13 siècles d’histoire ! Un destin unique qui mène cette ancienne abbaye bénédictine à accueillir dès le XVIIe siècle, une école dont la renommée sera rapidement internationale. Grâce à une pédagogie innovante, elle est désignée « École royale militaire » par Louis XVI en 1776. De nombreux enfants du monde entier l’ont fréquenté jusqu’à sa fermeture en 1991. Photo © François Collombet
Une scénographie conçue par l’architecte italienne Suzanna Ferrini

À ce jour, les collections du musée sont constituées 1/ d’un ensemble de tapisseries comprenant 66 tapisseries de Dom Robert (la majeure partie de son œuvre tissée) et 56 tapisseries d’autres artistes. 2/ d’un ensemble d’art graphique constitué d’une centaine de cartons de tapisserie et de plus de 2000 dessins, aquarelles et lithographies. 3/ d’un fonds d’art décoratif lié à l’œuvre tissée de certains artistes (sculptures et céramiques).

Le musée Dom Robert couvre 1500 m2 dans une aile de l’Abbaye-école de Sorèze. Il permet de suivre le processus de création d’une tapisserie, depuis les dessins de l’artiste jusqu’à l’œuvre achevée, en passant par la création du carton de tapisserie. Ici, l’œuvre de Dom Robert est restituée dans le contexte de création des arts décoratifs du XXe siècle dont la tapisserie d’Aubusson a été un des fleurons. La collection du musée rassemble 66 tapisseries de Dom Robert et 56 tapisseries d’autres artistes plus une centaine de cartons de tapisserie et près de 2000 dessins, aquarelleS et lithographies. Photo © François Collombet
L’Abbaye-école de Sorèze abrite le musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle. Ici, salle des grandes tapisseries. Tous les 3 ans, l’accrochage du musée est renouvelé avec pour objectif la conservation de cette collection très sensible à la lumière. Le savoir-faire des lissiers d’Aubusson y est mis à l’honneur. Rappelons qu’il est classé par l’Unesco Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Photo © François Collombet.

Elles sont la création de Guy de Chanac Lanzac dit Dom Robert, moine bénédictin de l’abbaye Saint-Benoît d’En Calcat à Dourgne dans le Tarn. Il fut l’un des plus grands artistes du XXe siècle qui trouva dans le cadre de son abbaye (où il vécut jusqu’en 1997), sa source d’inspiration. Et quel environnement ! la faune, la flore de la Montagne Noire ! Une illumination qui lui a révélé son univers pictural !

Dom Robert travaillant sur le carton de tapisserie resté inachevé, L’Horreur du vide dans les années 1990. Cliché © François Collombet.
La Création de l’homme, une des rares tapisseries de Dom Robert à thème religieux

La Création de l’homme fut le premier élément d’une suite (jamais aboutie) destinée au chœur de l’abbatiale d’En Calcat. Le carton a été tissé en un seul exemplaire en 1946 puis la tapisserie fut acquise par l’Etat français. Elle fut offerte en 1954 par le Président Coty à la reine des Pays-Bas. Dom Robert instille la symbolique traditionnelle du Paradis terrestre. La forme ovoïde renvoie à la terre primordiale d’où surgit l’arbre de vie. Sous les pieds du Dieu créateur, sourd la rivière de jouvence dont la forme serpentine suggère aussi la chute à venir. Le Père créateur en pantoufles et tunique de brocard, façonne dans l’argile le premier homme, Adam, dont le nom signifie littéralement le glaiseux. Il porte le tablier bleu des moines d’En Calcat au travail.

La Création de l’homme d’après Dom Robert. Tapisserie basse lisse, laine et coton. Carton de 1946. Tissage Atelier de La Beauze à Aubusson 2004. Photo © François Collombet.

la Vierge de l’Alumnat. Cette peinture unique dans l’œuvre de Dom Robert était installée dans l’Alumnat, l’école de l’abbaye d’En Calcat qui regroupa jusqu’en 1964, une trentaine de garçons. La Vierge est représentée au centre de la création où se déploie un jardin extraordinaire animé d’une basse-cour en liberté et inspiré de la première tapisserie de Dom Robert : L’Eté.

Vierge de l’Alumnat. Huile sur panneau 1943. Une peinture unique dans l’œuvre de Dom Robert. Photo © François Collombet

C’est sans doute la tapisserie la plus connue de Dom Robert. Elle représente un cheval blanc pommelé, cabré au cœur d’un semis de coquelicots. Il est déjà intégré dans la tapisserie Western en 1965. Il se retrouve dans plusieurs croquis de l’artiste annotés “Cirque Bouglione”.

Farfadet d’après Dom Robert. Tapisserie de basse lisse, exemplaire n°4/6. Laine et coton 1982. Carton 1981. Atelier Goubely, Aubusson 1982. Photo © François Collombet

Voici une présentation de sa vie toute en aquarelles. Mais d’abord Guy de Chaunac Lanzac nait en 1907 dans la Vienne. Durant les années 1920, jeune dessinateur, il s’inscrit à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Service militaire au Maroc dans l’Atlas. A son retour, il dessine des modèles de tissus pour la Maison Ducharme. En 1930, il devient moine bénédictin à l’abbaye d’En Calcat à Dourgne dans le Tarn et sera ordonné prêtre en 1937 prenant le nom de Dom Robert.

Cette aquarelle (1934) de frère Robert (devenu Dom Robert après son ordination en 1937), représente l’abbaye Saint-Benoît d’En Calcat au pied de la Montagne Noire, sur la commune de Dourgne dans le Tarn (diocèse d’Albi). C’est une abbaye bénédictine fondée en 1890 qui fait partie de la congrégation de Subiaco Mont-Cassin. Elle rassemble aujourd’hui une quarantaine de moines sous la conduite du père Maximilien Pietrak élu abbé le 7 février 2025.

Aquarelle (1934) de l’abbaye d’En Calcat de Frère Robert. Photo © François Collombet
Aquarelle de Dom Robert représentant les moines d’En Calcat avec leur tablier bleu de travail. Photo © François Collombet.
Fenaison bleue 1933, En Calcat. Aquarelle et gouache sur papier. Photo © François Collombet

En 1940, démobilisé, il a la révélation de son univers pictural en contemplant le spectacle d’une cour de ferme. En 1941, il rencontre Jean Lurçat impressionné par ses enluminures et aquarelles. Cette rencontre le décide à devenir peintre cartonnier. Ses œuvres seront alors tissées à Aubusson chez Tabard puis chez Suzanne Goubely.

Le Printemps 1942, grande tapisserie de 256,4 x 318,8 cm d’après Dom Robert (Cité de Sorèze, musée Dom Robert). Photo © François Collombet.

De 1947 à 1958, intermède anglais au sein de l’abbaye bénédictine de Buckfast dans le Devon où il continue son œuvre qui commence à être diffusée par de grandes galeries. Cette période coïncide à tout un pan de son œuvre peint et dessiné dédié à la vie monastique et aux “récréations” qu’elle pouvait leur procurer. A Buckfast, les moines anglais jouent au cricket dans la prairie jouxtant le monastère en bordure d’une forêt.

Moines à la lecture Années 1950. Encre sur papier. Photo © François Collombet
Dom Robert, Gouache sur papier 1955. Il l’a intitulée “Monks Gardening” alors qu’il résidait à l’abbaye de Buckfast dans le Devonshire entre 1948 et 1958. Elle était destinée à la galerie Guimpel de Londres où il exposait régulièrement. Ce travail des moines à l’entretien de leur jardin reprend la règle bénédictine : “Ora et Labora” (prière et travail). Photo © François Collombet.
Moines jouant au cricket à Buckfast 1950 gouache et aquarelle sur papier. Photo © François Collombet.
Moines jouant au foot 1950 Buckfast. Mine de plomb sur papier. Photo © François Collombet.

1958, retour à En Calcat où il trouve dans la nature de la Montagne noire, une source d’inspiration inépuisable. Elle se concrétise par un rythme soutenu de création de tapisseries. En 1994, il fait une chute qui l’oblige à cesser toute activité. Il devait mourir à En Calcat le 10 mai 1997, entouré de ses frères moines.

Dom Robert trouva sa veine d’inspiration dans la nature de la Montagne noire, toute proche de son abbaye d’En Calcat. Photo © François Collombet

Trois moines d’En Calcat 1961 gouache et aquarelle. Photo © François Collombet.

Si à Buckfast c’est le cricket, à En Calcat, c’est le Volley-ball

Moines jouant au volley-ball 1966-1967. En Calcat. Encre sur papier. Photo © François Collombet.

Cette tapisserie d’un format allongé. assez rare chez Dom Robert, a connu un grand succès. Elle s’est déclinée en une variante avec Le Chat perché et un extrait nommé Les Trois poule. Le chat est un animal régulier dans le bestiaire de Dom Robert, celui de cette tapisserie est le premier représenté au sein d’un motif champêtre. Une référence littéraire prend racine ici, le conte de Serge Prokofiev, Pierre et le loup, dans lequel un chat noir passe dans un pré ou des animaux de basse-cour se trouvent. Le chat, au milieu des fleurs, observe d’un œil vif les poules. La flore quant a elle très diverses présente tout autant des coquelicots. des primevères ou encore des sauges bleues.

Le Chat noir tapisserie de basse lisse laine et coton. Atelier Tabard, Aubusson 1969. Carton de 1969.

Qu’est-ce qu’un carton de tapisserie ? Dom Robert est un peintre cartonnier. Le carton tracé à l’échelle de la future tapisserie est le trait d’union entre l’artiste concepteur et le lissier exécutant l’oeuvre sur un métier à tisser. Cela peut-être une peinture, un dessin de la main d’un artiste ou d’un cartonnier, employé par une manufacture, et depuis les années 1960, un agrandissement photographique. Dom Robert a fait le choix du carton numéroté fondé sur un code de couleurs. La plupart de ses cartons sont dessinés en noir et blanc, avec des codes de couleurs reportés dans les formes et quelques rehauts d’aquarelle.

Qu’est-ce qu’une tapisserie ? La tapisserie est un ouvrage textile tissé manuellement sur un métier de haute ou de basse lisse, dont le décor est produit par les jeux d’une trame de fils coloré couvrant entièrement la chaine et le plus souvent destiné à être tendu sur un mur.

Qu’est-ce qu’une tapisserie de basse lisse ? La tapisserie est traditionnellement réalisée sur un métier à tisser au sein d’une manufacture publique ou d’un atelier privé. On parle de tapisserie de lisse en référence aux lames ou lisses qui composent le métier, monté soit verticalement (haute lisse) soit comme ici horizontalement (basse lisse). Aubusson a adopté la basse lisse, la manufacture des Gobelins, la haute lisse.

Musée Dom Robert, salle atelier de tissage. Photo © François Collombet.

Les tapisseries devenues œuvres d’art. En 1967, le législateur a fait passer la tapisserie de statut de produit manufacturé à celui d’œuvre d’art à 8 exemplaires maximum.

C’est Jean Lurçat après avoir rencontré Dom Robert à En Calcat en septembre 1941 qui lui conseille de choisir l’aquarelle La Ferme de Palaja comme maquette de sa première tapisserie. Elle sera tissée dans les ateliers Tabard à Aubusson fin 1941. Pour bien comprendre l’oeuvre de Dom Robert, lire le cartouche situé en bas : “Or je vous dis que Salomon lui-même dans toute sa gloire n’a pas été vêtu comme l’un d’eux” (Mt6, 29). La nature dans sa magnificence, est inégalable. Ici, tous les grands thèmes que Dom Robert déclinera par la suite, les animaux de basse-cour, les arbres, les fleurs et les papillons sont présents. La forme ovoïde contenant la scène centrale va devenir une caractéristique de ses compositions.

Les quatre saisons de Dom Robert (non, trois car l’hiver reste saison morte)

Les couleurs de la nature au long des saisons, voici une source d’inspiration essentielle pour Dom Robert. Frère David d’Hamonville, ancien abbé d’En Calcat précisait que l’artiste ne reconnaissait pleinement que “la vaste saison où la nature fait sa pavane, sa parade et son carnaval, un été qui prend le temps de s’annoncer et de se prolonger, depuis le prélude printanier jusqu’aux derniers flamboiements d’automne”.

De cette aquarelle à ce fragment d’une paonne, la création de L’Eté, sa toute première tapisserie

Cette aquarelle (dont on voit ici un détail) de 1940, La Ferme de Palaja est devenue la maquette de L’Eté, la toute première tapisserie de Dom Robert tissée en 1942. Photo © François Collombet.
Paonne, fragment, carton de la tapisserie L’Eté de 1941. Cet élément est un résidu du premier carton de la tapisserie de Dom Robert, l’été, que le peintre cartonnier a découpé lui même pour créer une nouvelle tapisserie : “je viens d’expédier à votre adresse un premier morceau de mon carton de tapisserie, à une largeur de 80 cm. Selon les indications de monsieur Lurçat, je l’ai simplement dessiné au crayon en notant dans chaque casier le numéro de la couleur correspondante… “( Lettre du 23 octobre 1941). Photo © François Collombet.

L’Eté d’après un carton de 1941 de Dom Robert. Tapisserie basse lisse, laine et coton. Tissage Atelier Tabard à Aubusson (1947). Chef d’oeuvre absolu de Dom Robert ! Photo © François Collombet.

Elodie Gomez-Pradier, conservatrice du musée Dom Robert à Sorèze devant l’aquarelle : La ferme de Palaja.

En 1940, aux environs de Carcassonne (Aude). Dom Robert est encore sous les drapeaux : “C’est là vraiment, que j’ai ressenti ce vrai coup de foudre. C’était le lendemain de l’armistice, je crois, je ne sais plus, mais ce qui est clair, c’est qu’on se promenait. Il faisait réellement très, très chaud, nous étions près d’une vaste propriété, bordée de très hauts murs sur le bord de la route, et là, tout à coup, j’entends le cri d’un paon. C’était formidable. On fait un vaste tour, on trouve une grande entrée, on ouvre la grille, on entre dans cette propriété et on se trouve dans un jardin. Alors là, une fontaine, un paon, des coqs et des poules et des canards. C’était ravissant ! Là, cela a été quelque chose de foudroyant et je crois que j’ai soudainement acquis un style. J’ignorais complètement ce que cela deviendrait, mais cela est sorti. Je me suis mis à dessiner sans arrêt “.

“la seule chose qui m’intéresse vraiment, c’est la figure humaine, en prenant figure au sens anglais ; tout le reste n’est que décor”. Dom Robert 1955.

Promenade dans un jardin anglais 1951. Mine de plomb sur papier. Photo © François Collombet.

En 2025, à l’occasion des 10 ans de la création du musée, la Cité de Sorèze a décidé de révéler un aspect méconnu de sa production artistique : l’humain. À la fin de sa vie, l’artiste disait ne pas pouvoir le représenter en raison de son absence dans la nature. Toutefois, cette remarque s’oppose à son importante production entre les années 1930 et 1980, dans laquelle la figure humaine tient une place de choix à travers des peintures et des croquis. En 1955, ne disait-il pas « la seule chose qui m’intéresse vraiment, c’est la figure humaine, en prenant figure au sens anglais ; tout le reste n’est que décor ». Ainsi sont présentes de nombreuses pièces inédites ce qui permet de mieux appréhender les recherches plastiques de l’artiste.

Halte cavalière au camp de Souge 1939 (Gironde)

Le camp de Souge représente des paysages de pins caractéristiques de la Gironde. Les personnages sont réalisés avec un coup de pinceau, réduits à la simple silhouette, comme des ombres.

Camp de Souge 1940 aquarelle sur carton. Photo © François Collombet

La période anglaise de Dom Robert

Période anglaise de Dom Robert : 11 mai 1957. Fusain sur papier 1957. Photo © François Collombet
Jean Bardsen 1953 fusain su papier
Jean Bardsen 1953. Fusain su papier. Photo © François Collombet
Le jeune homme tenant son cheval. Fusain sur papier. Photo © François Collombet

Période des années 1970

Ali, 16 septembre 1973, Sousse. Encre et lavis sur papier. Photo © François Collombet
Chapelle de David “Allée de la Promesse” avec cette tapisserie contemporaine “Laudes” de Dom Robert. Un prêt à Notre-Dame de Paris pour sa réouverture. Cette tapisserie représente un somptueux semis d’ombelles, évoquant la prière monastique du matin. Photo © François Collombet

Depuis la réouverture de Notre-Dame de Paris le 8 décembre 2024, il est possible d’admirer un ensemble de tapisseries contemporaines dans les chapelles du collatéral nord. En 2024, un projet de création de tapisseries contemporaines, pour orner ces chapelles a été lancé. La réalisation en a été confiée aux ateliers du Mobilier National. En attendant que ces nouvelles tapisseries soient tissées et installées, les chapelles sont ornées de tapisseries de grands noms de peintres du XXème siècle. C’est ainsi qu’une tapisserie de Dom Robert a été choisie : Laudes, somptueux semis d’ombelles, évoquant la prière monastique du matin. Cette pièce fait partie des collections du Musée Dom Robert, déposées par les moines d’En Calcat au musée, depuis l’ouverture du musée. Elle était actuellement en repos au moment de la demande et a donc pu faire l’objet de ce prêt exceptionnel. Dom Robert a ainsi pour voisins (entre autres), dans la chapelle de Salomon : Les Prédictions du prophète Agabus à saint Paul de Louis Chéron (1687) avec Composition à l’oiseau de Georges Braque (tissage 1972). Dans la chapelle de Moïse (la troisième en partant de l’entrée), Saint Paul rend aveugle le faux prophète de Nicolas Loir (1650) qui fait face à Composition, une tapisserie réalisée par la Manufacture des Gobelins en 1982, d’après un carton de Zao Wou-Ki.

Au sénat, à gauche Marie-Lise Housseau sénatrice du Tarn et à droite, Elodie Gomez-Pradier, conservatrice du musée Dom Robert à Sorèze. Photo © François Collombet

Marie-Lise Housseau, sénatrice du Tarn et ancienne maire de Sorèze et Elodie Gomez-Pradier, conservatrice du musée Dom Robert à Sorèze. Petit déjeuner organisé au sénat pour une conférence de presse autour du musée Dom Robert de l’Abbaye-école de Sorèze : quand le musée prête à Notre-Dame de Paris pour sa réouverture, cette tapisserie contemporaine “Laudes” de Dom Robert.